Jeudi 26 mars 2009 4 26 /03 /Mars /2009 13:35

Et oui, il y a des champs près de la plus grande ville du monde ! Voilà qui rassurera ma petite mère, si inquiète par les grandes villes. Cette photo a été prise dans le train entre Narita (l'aéroport) et Tokyo centre. La grande diffrérence avec la France, c'est que cent mètres plus loin, il y avait des centaines de maisons.


Les japonais ne sont pas comme nous, nous le savions déjà. Cette photo en est très représentative. Ces quatre personnes ne sont pas un échantillon représentatif, mais cette photo n'est pas non plus truquée puisque j'étais en face de ces gens dans mon premier train. On voit bien la grande présence des masques pour respirer (vous l'aurez compris, je déteste ces masques qui rendent les gens laids et qui, en cachant la bouche, donnent une impression de "ne venez pas me parler"). La jeune fille au centre représente bien les styles étranges que l'on trouve à Tokyo. Selon mes camarades d'HEC, les tokyoites sont les gens les plus stylés du monde. Je ne me prononcerai pas sur le sujet (et vous savez à quel point je suis porté sur la mode), mais on trouve vraiment pleins de styles différents ici. Quoi qu'il en soit, j'adore leur côté "je m'assume". Mais je n'apprécierais pas que Maud ou Marine s'habillent comme cette jeune fille...


Shibuya, le quartier où l'on sort à Tokyo, le quartier lumineux et ici, le quartier qui brille sous la pluie. Les éléments sur lesquels vous voyez "go" écrit sont des écrans géants qui passent avant tout des publicités. On remarque aussi les parapluies transparents qu'utilisent tous les japonais. Il y a peu de vent, donc les parapluies sont très utiles. D'ailleurs, presque tout le monde en a un et il y a un endroit où les mettre dans toutes les boutiques et restaurants. Je vous parlerai de Shibuya plus en détail dans les jours prochains, quand j'irai y passer toute une après-midi.


L'image est trop petite et la photo un peu floue donc on ne voit pas bien de quoi il s'agit. Mon wagon était reservé aux femmes avant 9h30 le matin. Peut-être pour éviter qu'elles se fassent écraser par la foule que j'ai vu ce matin. Une particularité japonaise, c'est que les trains se vident et se remplissent à chaque station. Pour vous donner une idée, chaque station ressemble à Chatelet à Paris. Donc le train se vide à plus de la moitié et se rempli tout autant, ce qui donne de grands mouvements de foule. C'est du moins l'impression que j'ai eu. J'étudierai le sujet dans les jours à venir.
Par Séb
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Mercredi 25 mars 2009 3 25 /03 /Mars /2009 12:10

Voici mon avion. Il n'a rien de spécial, mais bon...


Le premier ticket de train que j'ai acheté au Japon ! "Watashiwa Shibuyahe ikitai desu"
V ous remarquerez son prix : 1190 yen, soit environ 10 euros. C'est le moyen le moins cher d'aller au centre de Tokyo depuis l'aéroport.

Les pubs japonaises sont au moins aussi kitches que ce que j'attendais d'elles ! Je pense qu'il s'agit d'un événement particulier, car on remarque la date, le 29 mars. J'en profite pour montrer que le métro japonais est rempli de pubs !


Un paysage typique de la banlieue proche de Tokyo. Ce qui est assez typique, c'est le nombre de batiments et la présence de quelques batiments un peu plus grand au loin.
Par Séb
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Mercredi 25 mars 2009 3 25 /03 /Mars /2009 06:01
Le trajet en avion est souvent un voyage en soi. Dans mon cas, il a commencé de la pire des manières : par un retard alors que j'avais une correspondance et seulement trois quarts d'heures entre mes deux avions. Finalement, le deuxième avion a été légèrement retardé pour attendre le premier : il faut dire qu'il y avait une bonne trentaine de japonais dans mon premier avion.
Le vol du deuxième avion a également commencé de manière catastrophique : après les consignes de sécurité, toutes les télévisions montraient les informations japonaises (et il n'était pas possible de les couper ou de voir autre chose). Evidemment, je ne comprends pas tout. Mais "hikoki", ça signifie "avion", donc ça m'intéresse. "Narita", c'est le nom de l'aéroport où je vais, donc ça m'intéresse aussi. Et les images d'un crash, ça ne demande pas de commentaire pour être compris. Un atterrissage a Narita a échoué et l'avion s'est écrasé, c'est le plus gros accident de l'aéroport depuis son ouverture (si j'ai bien compris).
En dehors du reflexe idiot mais indépassable qui nous pousse à penser "à une journée près, ça pouvait être moi" et "moi j'atterris dans douze heures, et si ça recommençait ? ", il y a surtout une pensée indépassable : mes amis prennent l'avion pour le Japon en ce moment également. Je n'ai eu aucune nouvelle alarmante, donc ils n'étaient pas dans celui-là. Mais quand même, ça fait un choc.
Première bonne nouvelle : ma voisine parle français ! Elle est japonaise mais a vécu un an à Lyon et elle m'aide à remplir certains papiers pour la douane car je ne sais pas écrire les kanjis (un des trois alphabets japonais, le plus compliqué). Mon autre voisine, qui doit avoir la cinquantaine, est une gentille dame japonaise comme on les imagine. Elle a perdu une calculatrice rose pendant le voyage (il va falloir s'y faire, les japonais sont très très kitchs), l'a cherché partout, donc tout le rang s'y ai mis et elle a remercié cinq fois tout le monde, bref, je ne suis pas encore au Japon, mais ça y ressemble fort.
Le reste du voyage était long mais banal. Au Japon, on croit beaucoup au pouvoir des mots. Peut-être que les idéogrammes que m'a envoyé Monsieur Colin ont fonctionné. J'ai fait un bon voyage jusqu'à Narita.
Me voilà à l'aéroport. Le passage à la douane me rappelle deux choses importantes : le Japon contrôle beaucoup les étrangers et les japonais portent souvent des masques pour respirer (dès que j'ai un cable pour mon appareil photo, je vous montre de quoi je parle). Je savais ces deux choses. Mais faire marquer mes empreintes digitales et voir plein de jolies filles être moches à cause d'un masque blanc qui fait penser à un chirurgien me surprend quand même.
Le moment de grâce de mon trajet : les billets de train ! Je vais au guichet et je dis "watashiwa sangejaya station he ikitai desu" (littéralement : je voudrais aller à la station sangejaya) et tout le monde m'a compris. Je ne comprenais pas leurs réponses,donc je disais "wakarimasen" (je ne comprends pas) et ils me montraient du doigt la direction. Pas de problème pour acheter les billets, ni pour trouver mon chemin. D'ailleurs, les japonais sont très aimables et prêts à rendre service quand on essaie de leur parler japonais. Il y a même une dame qui est venu me voir et m'a parlé en anglais pour me proposer son aide pour trouver mon chemin.
Après deux heures de transport en commun, j'arrive à la résidence. Je savais déjà que les japonais étaient stricts pour tout ce qui est chaussons, mais là encore, je suis étonné : interdiction formelle de garder ses chaussures dans la residence (tout le monde en patins), lorsque l'on va à la poubelle (ou devrais-je dire, aux vingts poubelles différentes), on change de chaussons, etc.
Et le meilleur moment pour la fin : le repas ! Comme c'est mon premier jour à Tokyo, je voulais marquer le coup et me faire un bon repas. Donc va pour quelque chose que les japonais ne mangent presque jamais car c'est trop cher : les sushis (désolé pour ceux à qui je n'avais pas encore cassé leur illusion). Je prend un gros plat car j'ai très faim. Et là, on m'emmène trois soupes, un thé aux algues, etc. Conclusion, un repas de folie, super bon, pour 1250 yens, donc 10 euros !
Ma chambre est très sympa. Je vous montrerai des photos. J'en profiterai pour vous montrer d'autres choses étonnantes.
Par Séb
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Lundi 23 mars 2009 1 23 /03 /Mars /2009 18:49
Préparer sa valise est un exercice que j'ai toujours trouvé difficile, quelles que soient la destination, la durée du voyage ou sa raison. Alors lors d'un départ de cinq mois et surtout avec une limite de 20kg qui fait hésiter à chaque objet ("est-ce que j'en ai vraiment besoin ? Est-ce que je ne pourrai pas en acheter un à Tokyo ? Est-ce qu'il n'y a pas un autre objet plus utile ?") faire une valise devient un parcours du combattant. Et finalement, après quelques heures de combat, cela devient simple : je mets des vêtements pour deux semaines, après on se débrouillera, je ne mets pas ce qui n'est pas "vital", etc.
Bref, j'en ai marre, je fais simple. Et puis je réfléchis de nouveau : "je ne vais pas faire n'importe quoi pour le regretter pendant cinq mois". Et c'est reparti pour le combat.
...
Ma valise est prête. Ou du moins, presque prête, il se peut que je pense à quelque chose que j'ai oublié, ou que j'enlève quelques objets lorsque je lutterai pour la fermer. Mais le pire lorsqu'on fait une valise, c'est le sentiment de départ. On ne fait pas une valise pour arriver quelque part, on la fait pour partir. Vivement que je défasse cette stupide valise.
Par Séb
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